mardi 25 juin 2013

Vers un second plan de sauvetage?

Vitor Bento est l'un des économistes portugais les plus connus. Il est actuellement membre du conseil d'Etat, un organe consultatif qui regroupe différentes personnalités. Il peut être saisi à n'importe quel moment par le président pour donner son avis sur des sujets qui affectent la vie du pays. M. Bento est proche du PSD (parti social démocrate), parti de centre-droit au pouvoir.

Il est également président de la Société interbancaire de services (SIBS), qui a lancé au Portugal le fameux distributeur Multibanco. Cette machine est non seulement un distributeur automatique d'argent, mais également un terminal qui permet de règler toutes ses factures (gaz, électricité, téléphone, billets d'avions, places de concert...).

Voici quelques extraits d'un entretien avec cet économiste et les journalistes de la presse étrangère à Lisbonne à l'occasion de la sortie de son livre "Euro fraco, euro forte" (Euro faible, euro fort):



Est-ce que l'idée d'un second plan d'aide pour le POrtugal peut être envisagé?
A ce stade c'est une idée théorique. Il vaut mieux ne pas trop spéculer. En réalité ce dont on parle c'est juste le prolongement d'un financement officiel au lieu d'un financement privé. Je ne vois pas des raisons pour que cela se produise.
Le programme mis en oeuvre suis son chemin, avec des hauts et des bas que comporte ce gebnre d'ajustements.








Faudrait-il renégocier la dette, qui menace de s'envoler à 132% du PIB en 2014?
Bien sûr qu'une renégociation aide le pays, mais cela affecte la confiance. Il faut trouver un équilibre entre la facilité et la confiance. Je doute que quand on parle de restructuration, on évoque quelque chose de plus profond qu'un allongement des maturités comme il en est déjà question.. 

Qu'est-ce qui n'a pas marché?
Le Portugal a respecté ses engagements. Mais pendant ces deux dernières années les circonstances ont changé. Cela implique qu'il soit nécessaire de procéder à des examens ponctuels pour tenir compte de ces circonstances.
Par exemple, le programme d'ajustement a été conçu pour un contexte européen plus favorable que celui que l'on a actuellement. Cela doit être posé ne serait-ce que pour vérifier que l'exécution du programme est encore possible.




LF

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