Attente interminable au siège du CDS-PP à Lisbonne, dont la démission de son président Paulo Portas, qui occupait le portefeuille des Affaires étrangères, a donné lieu à la crise politique qui a agité le Portugal
Le président portugais devait donner son feu vert à la solution de sortie de crise présentée par la coalition au pouvoir. Il devait s'adresser mercredi soir à la Nation pour la première fois depuis le début de la période d'instabilité politique qui a agité le pays depuis plus d'une semaine. Cela devrait être la dernière étape avant que le gouvernement se remette et d'afficher à nouveau une unité.
Bien que cela semble difficile, la volonté des autorités est de tourner la page et passer à autre chose le plus rapidement possible. Il faut oublier l'instabilité créée par la démission de deux ministres clés du gouvernement, affolant les marchés et les partenaires européens, qui ont craint que ce pays sous assistance internationale depuis deux ans, ne soit plus en mesure de conclure la cure de rigueur imposée par la troïka des créanciers (UE-FMI-BCE).
Dans les heures qui ont suivi la démission des deux ministres, la Bourse portugaise s'était effondrée, entraînant dans son sillage les autres places européennes, et les taux d'intérêt avaient flambé. Il a fallu attendre l'annonce d'un accord pour apaiser les investisseurs.
Dans ce contexte, la marge de manoeuvre du chef de l'Etat, Anibal Cavaco Silva, qui dispose pourtant du pouvoir de dissoudre l'assemblée et convoquer des élections, est réduite. Il ne devrait avoir d'autre choix que de donner son aval à la solution trouvée par les deux partis au pouvoir afin de permettre au pays de retrouver rapidement la stabilité.
Le drapeau du CDS e bleu aux côtés de ceux de l'union européenne et du Portugal
L'accord de sortie de crise consiste à maintenir au sein de l'exécutif le ministre démissionnaire Paulo Portas qui dirige le CDS-PP, la formation démocrate chrétienne, aux côtés du Parti social démocrate (PSD, centre droit) du Premier ministre Pedro Passos Coelho. M. Portas a vu ses pouvoirs renforcés après avoir été promu au rang de vice-Premier ministre en charge de la coordination économique et des relations avec la "troïka".
Cette solution est pourtant critiquée par les partis de gauche et les syndicats, qui réclament des élections, mais elle est soutenue par la droite majoritaire au parlement.
Cette crise a été déclenchée par les tensions au sein du gouvernement sur la recette d'austérité mise en oeuvre au Portugal. Elle avait conduit à la démission de son principal architecte: le ministre des Finances, Vitor Gaspar. Cette cure de rigueur a plongé le pays dans la récession (-2,3% du PIB cette année) avec une hausse du chômage record (plus de 18%) selon les prévisions.
Le ministère des Finances
Beaucoup d'analystes doutent que cet accord suffira à faire oublier les épisodes inattendus de ces derniers jours.
Les journalistes font le pied de grue devant le siège du CDS dans l'attente d'un accord
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http://www.lapresse.ca/international/europe/201307/11/01-4669992-le-portugal-de-nouveau-plonge-dans-lincertitude-politique.php
http://fr.news.yahoo.com/portugal-scepticisme-apr%C3%A8s-soutien-pr%C3%A9sident-%C3%A0-coalition-152321253.html
http://www.courrierinternational.com/depeche/newsmlmmd.urn.newsml.afp.com.20130703.a96fb591.c4c4.43e3.8add.d60a5dafb15d.xml