L'ancien président socialiste Mario Soares partage quelques souvenirs de sa longue carrière politique lors d'un dîner avec les journalistes étrangers dans le "Club des journalistes" de Lisbonne.
Il raconte notamment comment il a fondé le Parti socialiste en pleine dictature appelé à jouer un rôle de premier plan dans l'instauration de la démocratie au Portugal.
Considéré comme l'une des figures historique de la vie politique portugaise du XXe siècle, Mario Soares a consacré une importante parie de sa vie à combattre la dictature.
Fondateur du Parti socialiste, ministre des Affaires étrangères, deux fois Premier ministre, président de la République pendant dix ans, puis député européen, Soares est un infatigable animal politique.
Il est né le 7 décembre 1924 à Lisbonne. Il commence à combattre "l'Etat nouveau" et la dictature salazariste (1933-1974) dès l'université où il entame des études en philosophie et en droit, avant de devenir avocat en 1957. Métier qu'il aura exercé pendant 16 ans avant de partir en exil en France en 1970 pour fuire la répression de la PIDE, la police politique, qui l'a emprisonné à plusieurs reprises. Auparavant, il a été déporté en 1968 sur l'archipel de Sao Tomé e Principe.
Dans les années 70, il s'installe en France, où il enseigne dans plusieurs facultés parmi lesquelles Rennes et la Sorbonne, et participe à la création en Allemagne du Parti socialiste portugais, en 1973, dont il deviendra le premier secrétaire général.
Quand survient la "Révolution des oeillets" qui renverse la dictature le 25 avril 1974, Soares prend le premier train pour Lisbonne où il sera acclamé en héros.
En tant que Premier ministre, il fera entrer en 1986 le pays dans la Communauté économique européenne. Il est élu président de la République en 1985 et réélu en 1991. En 2006, à 80 ans, il est de nouveau candidat, mais n'arrive qu'en troisième position.
Il n'a jamais disparu de la scène publique. Son agenda est rempli. Livres, colloques, interviews, articles d'opionions, il multiplie les activités à la tête de sa Fondation.




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